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  M   é   d   i   a  s  : : : .
   

 

 La vie est en abondance, mais chaque espèce, chaque individu est unique ; précieux et éphémère. L'imagination est donnée à chacun et révèle des bribes de l'univers infini, au point que ni le temps, ni l'espace, ne peuvent enfreindre sa belle floraison.

               
  La vie est fleur du cosmos.

L'âme est son fruit.

  

    

    

 

 
     

 

 

     
 

   
; : : : Presse

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                              

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On se demande bien en quoi la métaphysique pourrait aujourd'hui aider l'homme en proie aux questions existentielles qui le hantent depuis si longtemps. Les auteurs qui ont participé à la réflexion métaphysique, et principalement Emmanuel Kant dans sa "Critique de la raison pure", ont su montrer du doigt l'impossibilité pour l'homme de s'extérioriser pour mieux apercevoir les fondements d'une logique universelle, à l’intérieur de laquelle il est lui même assis, et qui saurait établir les bases d'un savoir vrai, issu d'observations suffisamment objectives, de concepts clairs et vérifiables. Pourtant l'idée même de pouvoir établir des postulats de toutes sortes persiste encore et l'on n'a de cesse de toujours vouloir entreprendre de mieux connaître l'origine, les raisons et le devenir de notre existence.

     Le chaos est décrit par beaucoup comme étant à l'origine du vivant ; les organismes multicellulaires, y compris tout ce qui fait l'humanité, dont la complexité à tous niveaux étonne encore, seraient des fruits inattendus d'un heureux hasard. L’esprit, siège ou non de l’âme, serait en quelque sorte l’aboutissement d’une somme peu intrigante de coïncidences. L'homme quant à lui, faiseur de miracles, producteur de technologies, serait d'après ses propres dires un être supérieur, celui qui, maître de son destin saura comment considérer de la  meilleure manière qui soit l'action nécessaire et utile sur son environnement, pour le posséder et le transformer à sa guise.

Nous voilà comme au temps de Christophe Colomb : la terre depuis longtemps n’est plus au centre du cosmos, que l'homme, lui, aujourd'hui, y est encore. La science parle et métamorphose chaque jour notre conception de l'univers ; fort des dernières découvertes en cosmologie, une pléiade de mondes nouveaux s'offriront mieux à nos yeux dans les siècles à venir et, puisque la seule contemplation d'une fleur n’y parvient pas toujours, ces visions, que nous peinons à imaginer, nous obligeront à reconsidérer notre place dans l'univers, la portée de chacune de nos existences et le tracé qu'elles devront s'efforcer d'épouser pour ne pas s'anéantir. Mais le regard porté dans un télescope, dans un microscope ou au travers d'un accélérateur de particules sur l'immensité et la complexité de notre monde, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, ne constitue pas à priori une conscience suffisante du monde : des pensées métaphysiques sommeillent en chacun de nous ; les questions autour de l'éternité de l'esprit, du devenir de l'âme, de l'existence de Dieu, nous harcèlent mais nous semblent pourtant totalement utiles. Si la métaphysique ne pourra jamais prétendre pouvoir décrire fondamentalement l'existence, notre curiosité nous interdit d'y renoncer ; cette branche de la philosophie qui cherche à expliquer le réel reste, dans les limites que nous lui connaissons,  l'efficace compagne des esprits libres et curieux qu'elle sait garder dans l'humilité qu'il faut pour mieux comprendre des mécanismes "naturels" dont personne ne possèdera jamais les plans...

A vrai dire, à force d'investir la réalité - tellement large qu'il faut y intégrer non seulement l'inerte et le vivant, mais aussi les interactions telles que les sentiments et les émotions - tout le secret de l’existence semble se croiser dans les choses les plus simples : le pétale d’une orchidée, le sourire d’un enfant, la caresse d’une brise, le souffle d’un violon, l’affection d’un père, la douceur d’une mère… Ce secret, ouvert à tous, se lit en nous, mais aussi dans les étoiles perdues parmi les nébuleuses, dans la dispersion des nuages, au sein même des atomes, et dans toutes les architectures fabuleuses et étrangement organisées du Vivant. On le possède, chacun à notre manière ; on le ressent davantage dans le silence, et de temps à autre on le laisse s’exprimer au travers d’un regard, de paroles échangées, ou de quelques peintures… Métaphysiques ?

septembre 2009

 

     
 
 

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"Notre univers n'est pas un conglomérat chaotique d'où émerge la vie ; il est le fruit d'une volonté qui nous dépasse, une unité parmi d'autres d'architecture cellulaire dynamique dont les finalités nous échappent parce que nous en faisons justement partie."

Novembre 2009

 

De l'infiniment petit à l'infiniment grand la matière se révèle être constituée de particules énergétiques. L'atome, d'une taille d'environ 1ångström (1 dix milliardième de mètre) est la brique du cosmos. La plupart des éléments constituant ces briques, dont nos corps aussi sont faits - briques elles-mêmes structurées chacune en un noyau, composé de nucléons, autour duquel, à 50 000 fois son diamètre, gravitent à la vitesse de la lumière des électrons - ont l'âge de l'univers.

Les mouvements qu'elles engendrent font et défont les existences, de l'inerte comme du vivant. Atomes, molécules, cellules vivantes capables de se régénérer... et la pensée ? Et les émotions ? Les sentiments ? ... La combinatoire des atomes qui a donné lieu à la fantastique apparition de la vie n'est-elle pas finalement une étape dans une genèse de l'esprit qui va bien au delà du monde visible ?

 

 

  "L'univers est une machine à faire de la conscience."

Hubert Reeves

     

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ainsi soit-elle",

Et elle fut...

Donnée à la matière

Qui la livre et l'ondule,

La lumière éclaire et ravive

Les couleurs intérieures

De nos murs effacés.

 

   
 

 

 

. : : :  Intuition

 

A peine naissants, tels flocons éphémèrement déposés sur le sol accueillant, nous aimons à espérer tout savoir, tout voir ; tout apprendre parce que l'être social sommeille toujours en nous. Même en proie à la solitude, il nous hante et conquiert une part de confiance dans le dialogue avec les concepts que nous avons de nous-mêmes, des autres et du monde.

Tels flocons volant en tous vents, puis posés là où ils n'avaient rien projeté, nous ralentissons notre fonte et voulons la rendre jouissive. A mesure que nous nous effaçons de la réalité perçue, chaque jour davantage, nous désespérons de perdurer encore dans un monde fait d'atomes... tels flocons perdus sur la branche d'un pin que l'hiver passager ne saura rendre à la postérité... telles chrysalides ignorantes, chenilles à l'agonie, prostrées dans le cocon qui les a vues s'échouer.

Voir le soleil poindre à l'horizon, comme on voit la lumière radieuse envelopper peu à peu la verte forêt, comme on aime qu'il reste encore bien qu'on le redoute : ici est l'art de demeurer, d'exister sans tenter l'impossible pour ne pas fondre, pour ne pas se changer et voler loin des souffrances que l'on fuit pourtant déjà.

Non, la mort n'est pas, elle n'a jamais été ; voilà la vérité. Elle n'existe que dans les profondeurs des coeurs de ceux qui sont endeuillés. Ne cherchez personne sous la tombe : ils n'y sont pas, comme nous, nous n'y sommes pas, et n'y serons jamais. Personne n'y a choisi véritablement son logis, pas même celui qui ignore que la matière est trompeuse et que sa concurrente la broie, la ploie et dissimule son essence même, faite d'esprit, au creux de son apparence qui nous éblouit.

Voilà l'intuition qui vient à ceux qui savent s'émerveiller d'une goutte de rosée, laisser le mouvement du tout les porter pour n'être que voiles arquées du navire fait d'étoiles qui les a engendrés.

novembre 2009